Des traducteurs

Merci de l’envoi des « Souvenirs » qui me font mesurer combien le métier de traducteur rejoint souvent celui de correcteur, les années aidant les listes d’errata s’allongent à perte de vue. Je ne sais quelle allusion vous avez pu pouvoir faire à mon travail. Si vous avez compris que j’aie jamais sous-traité quelque travail que ce soit, vous vous êtes trompé. J’ai moi-même dans mes vertes années servi de nègre à des traducteurs sans que mon nom apparaisse nulle part, jamais je n’ai fait appel à qui que ce soit, sinon pour demander conseil sur des points précis. Les langues étrangères que je traduis me restant étrangères.

Au bout de 5 ans de travail quotidien et solitaire, j’en suis au même point avec les mêmes angoisses, et les mêmes peurs de l’échec. J’ai raté des traductions pour diverses raisons, d’autres ont été plus heureuses, mais la faute en a été toujours mienne. Ce que j’ai mal dit, c’est que je reste un débutant, quand bien même aurais-je du métier. Je suis heureux que nous nous retrouvions dans la même admiration de Dostoïevski et Tocqueville…

Pierre-Emmanuel Dauzat

 

(novembre 2017)  Bien reçu ton livre; le lirai comme d’habitude sans intérêt.
Erratum (mail suivant) : Il fallait naturellement lire avec intérêt.

Ken Knabb, Californien debordien

 

 

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